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L’Europe de l’IA en 2026 : Entre ambition technologique…

Les résultats de la 2e édition du Baromètre Européen de l’IA par JFD & EY viennent de tomber, et le message est clair : l’intelligence artificielle n’est plus une option, c’est le socle de notre souveraineté. Mais cette transformation peut-elle réussir sans une réelle mixité ? Voici les 3 enseignements majeurs à retenir pour cette année 2026 :

1. Une adoption massive, mais un défi de « scale » L’Europe brille par sa recherche (15% de la recherche mondiale en IA), mais peine encore à transformer l’essai : le financement de l’innovation y est 7 fois plus complexe qu’aux États-Unis. En 2026, l’enjeu n’est plus de tester, mais de passer à l’échelle pour ne pas dépendre de technologies que nous ne possédons pas.

2. La parité, le « Blue Ocean » de l’IA Si l’Europe affiche une légère avance avec 26 % de femmes dans le secteur de l’IA (contre 22 % au niveau mondial), le plafond de verre persiste. Seuls 29 % des responsables IA siégeant aux comités exécutifs sont des femmes. Un manque à gagner immense pour l’innovation inclusive et éthique.

3. Régulation vs Innovation : Le risque de l’exil Face à la complexité législative (13 000 actes en UE contre 3 500 aux USA), 23 % des startups IA européennes envisagent l’exil. La souveraineté numérique passera par une simplification drastique et un soutien massif aux talents locaux.

Comme le souligne Delphine Remy-Boutang, fondatrice de la JFD : « L’intelligence artificielle a besoin d’intelligence humaine… au pluriel. » La parité n’est pas qu’un idéal, c’est un impératif de compétitivité.

Découvrez l’étude complète et les initiatives pour soutenir les femmes dans la tech.